cuisiner à la vapeur

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Coagulation des protéines.

Vous avez déjà certainement connu cette situation : vous faites étuver (ou rôtir) un beau pavé de saumon et voilà qu’une substance blanche ressemblant à du polystyrène expansé se forme à la surface.

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                  Saumon cuit à la vapeur.                              Saumon cuit au poêle.

Comment expliquer et éviter ce phénomène ?

La texture du poisson sera principalement déterminée par la myosine, une protéine fibreuse responsable de la coagulation.
La myosine et d’autres protéines fibreuses présentes dans le poisson sont beaucoup plus sensibles à la chaleur que celles présentes dans les tissus des animaux terrestres.

Le tissu de la viande se contracte à 60° en raison de la coagulation et de la déshydratation, et se dessèche à 70°.
Le tissu du poisson se contracte dès 50° et se dessèche à 60°.
À 55-60°, le poisson, les coquillages et les crustacés sont fermes, mais toujours fondants en bouche.
Les variétés de poisson à chair compacte, comme le thon et le saumon, sont particulièrement tendres à 50°, alors que les variétés dont le tissu conjonctif renferme beaucoup de collagène (requin, raie) supportent une température plus élevée (60°) et/ou nécessitent un temps de cuisson plus long pour s’attendrir.

Par conséquent, le phénomène évoqué plus haut est dû à la coagulation des protéines fibreuses lorsque la température de cuisson du poisson (le saumon par exemple) est supérieure à la température idéale.

Comment éviter ce phénomène ?

Premièrement, veillez à cuire le poisson (à la vapeur, au four ou à la poêle) à une température peu élevée.
De façon générale, nous avons d’ailleurs la mauvaise habitude de cuire les aliments à haute température.
Deuxièmement, et ce principe s’applique tout particulièrement au poisson, faites tremper le pavé ou filet de saumon pendant 10 minutes dans une solution d’eau et de sel (10 %).
Rincez soigneusement le poisson, séchez-le et faites-le cuire.

Ce bref passage dans une saumure légère, qui se limite à la surface, évite que les protéines fibreuses s’échappent et coagulent si la température ou le temps de cuisson sont quand même plus élevés qu’ils ne devraient.

 
Purée de légumes.

Bien que nous puissions avoir l’impression que l’automne s’est déjà installé depuis plusieurs mois, ces dernières semaines, il flotte dans l’air un « je-ne-sais-quoi » qui nous donne envie de champignons, de plats mijotés et de purées.
En ce qui me concerne, j’apprécie les purées « améliorées » : purée de céleri-rave, de carottes, de poireaux, de chou vert…

Puis-je me permettre de vous donner un conseil afin de faire de ces purées de légumes les plus savoureuses que vous ayez jamais goûtées ?

La méthode de préparation classique donnée dans pratiquement toutes les recettes est la suivante :

knolselder9.jpgCoupez le céleri-rave, les carottes, les poireaux, les patates douces, etc. en morceaux.
Mélangez-les à une quantité égale de pommes de terre et cuisez le tout ensemble.

Résultat : lorsque les pommes de terre sont cuites, les légumes sont trop cuits et insipides.
Les légumes perdent une grande partie de leur goût, de leur odeur et de leur couleur dans l’eau de cuisson, laquelle est en outre jetée.

Comment réaliser une purée savoureuse à la texture agréable ?

Deux solutions s’offrent à vous.

1/
Coupez les pommes de terre en morceaux et cuisez-les dans de l’eau.
Peu importe que les pommes de terre perdent un peu de leur goût dans l’eau de cuisson, vous n’en apprécierez que mieux le goût des légumes.
Coupez et cuisez à la vapeur les légumes que vous allez ajouter (consultez les temps de cuisson des légumes sur ce site).
Hachez les légumes très finement au mixeur ou au hachoir. Ajoutez un peu de noix de muscade et de sel.
Écrasez les pommes de terre (si vous souhaitez que votre purée soit un peu plus ferme) ou passez-les au presse-purée. Ajoutez du sel, du beurre (et un jaune d’œuf).
Incorporez les légumes à la purée de pommes de terre.

2/
Coupez les pommes de terre et les légumes en morceaux et cuisez-les « ensemble » à la vapeur.

Exemple pour une purée de céleri-rave :
Déposez les pommes de terre dans un plat perforé. Placez-les au four vapeur et laissez-les cuire pendant 5 minutes exactement à 100°.
Remplissez un deuxième plat perforé de céleri-rave. Ajoutez quelques branches de thym, au milieu et par-dessus, puis faites cuire en même temps que les pommes de terre pendant 15 minutes exactement à 100°.

pompoenpuree.jpg

Conseil. - Placez un plateau (plaque de cuisson) entre les deux plats perforés.


Conseil
. - Les temps de cuisson exprimés en minutes peuvent varier selon la fraîcheur et la variété des pommes de terre.
Le temps de cuisson dépend également de la durée nécessaire pour que votre four commence à produire de la vapeur.
Si cette durée est de 4 minutes, par exemple, vous devez l’ajouter aux temps de cuisson indiqués.



Bon appétit !

 
Poids et mesures.

1 cuillère à soupe de fécule de pomme de terre, 2 tasses de riz, un morceau de sucre…
Autant d'informations que l'on a l'habitude de retrouver dans toutes les recettes mais qui, souvent, prêtent à confusion.
C'est que justement, il y a des cuillères à soupe plus ou moins grandes et des tasses plus ou moins volumineuses.
D'où l'utilité, ai-je pensé, de dresser un tableau des quantités contenues dans une cuillère ou une tasse pour toute une série de produits courants.

Attention : Une cuillère à soupe (c.s.) est toujours rase.

Fécule de pomme de terre – 1 tasse = 150 g / 1 cuillère à soupe = 9 g
Poudre d'amande – 1 cuillère à soupe = 10 g
Farine – 1 tasse = 90 g / 1 cuillère à soupe = 8 g
Pain – 1 tranche = 35 g
Poudre de cacao – 1 cuillère à soupe = 8 g
Un œuf = en moyenne 50 g
Gélatine – 1 feuille = 2 g
Sucre semoule – 1 tasse = 140 g / 1 cuillère à soupe = 15 g
Muesli – 1 cuillère à soupe = 10 g
Café moulu – 1 cuillère à soupe = 4 g
Fécule de maïs – 1 tasse = 105 g / 1 cuillère à soupe = 8 g
Huile – 1 cuillère à soupe = 10 g
Chapelure – 1 tasse = 95 g
Sucre glace – 1 tasse = 110 g / 1 cuillère à soupe = 9 g
Semoule – 1 tasse = 120 g / 1 cuillère à soupe = 9 g
Riz – 1 tasse = 150 g / 1 cuillère à soupe = 15 g
Riz cuit – 1 tasse = 100 g
Raisins secs – 1 tasse = 100 g
Sucre – 1 morceau = 6 g
Sel – 1 cuillère à soupe = 15 g

 
La frite parfaite

friet2.jpg






Dans son ouvrage
« In Search of Perfection » (Bloomsbury 2006), Heston Blumenthal tente - de façon très louable - de faire des frites parfaites. Malheureusement, le chef commet deux erreurs lors de leur préparation.

1/ Il rince les frites coupées sous l'eau. Erreur : cette opération entraîne une élimination presque totale de l'amidon ; or, c'est précisément l'amidon qui confère aux frites leur délicieuse petite croûte dorée et croquante.
2/Ensuite, il blanchit les frites coupées dans l'eau bouillante salée pour effiler un peu les bords afin qu'ils deviennent encore plus croquants lors de la cuisson. Erreur : blanchir les frites quelques minutes dans l'eau bouillante entraîne une nette perte de goût et la disparition de nombreuses substances nutritives.

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